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Chronique Album Tropico Dub de l'artiste Little beny – Chronique Dub
Une plongée dans l’univers du Dub, entre engagement, mélodies et vibrations uniques.
Retrouvez la présentation de l’album, ses morceaux phares, ainsi que l’influence de la musique Dub sur cet opus.
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Chronique Dub
La chronique Album Dub intitulé Tropico Dub de l'artiste Little beny.
Little beny
Album Dub : Tropico Dub
Une plongée tropicale, électronique et profondément dub
Avec TROPICODUB, Little Beny nous invite à entrer dans un univers où le dub rencontre l’électronique, où les basses prennent de la profondeur et où chaque morceau semble ouvrir une nouvelle porte vers un paysage sonore différent.
Mais avant de parler de TROPICODUB, il faut parler de Little Beny.
Artiste autodidacte, producteur et beatmaker, Little Beny a construit son parcours loin des sentiers balisés. Ses premières expériences musicales passent par le DJing et l'underground des free parties, notamment avec son collectif OBstinés Sound System. Entre 2008 et 2011, il se produit également sur différentes scènes parisiennes, notamment lors des soirées Sunrize, La Noche ou Dum N' Bass Circle.
Puis, progressivement, le DJ laisse davantage de place au producteur.
La MAO devient un véritable terrain d'expérimentation. Avec sa MPC, Little Beny développe une identité qui va rapidement dépasser les frontières du reggae traditionnel : dub, reggae digital, hip-hop, ragga, jungle et musiques électroniques vont venir nourrir son univers.
Sa philosophie pourrait presque tenir en deux mots : Low Bass.
Et cette obsession des basses, on la retrouve évidemment dans TROPICODUB.
TROPICODUB : un voyage entre dub et électro
Dès les premiers morceaux, Little Beny installe une atmosphère particulière.
Les basses sont profondes, les rythmiques puissantes, les skanks viennent rappeler les racines jamaïcaines du dub tandis que les synthétiseurs emmènent progressivement l'auditeur vers un territoire beaucoup plus électronique.
TROPICODUB n'est pas simplement une succession de productions dub.
C'est un voyage sonore.
Le choix des titres est d'ailleurs particulièrement évocateur : Soursop, Coconut, Strawberry, Lime, Ackee, Pitaya, Jackfruit, Mango, Kiwi, Pomegranate, Mangosteen, Banana...
Comme si Little Beny avait voulu construire une véritable palette de couleurs et de saveurs tropicales, chaque morceau représentant une étape différente du voyage.
Et derrière cette apparente légèreté se cache une production particulièrement travaillée.
Les machines, les synthés et les basses donnent à l'album une dimension parfois hypnotique, parfois psychédélique, tandis que les structures steppers maintiennent cette énergie qui fait vibrer le dub dans les sound systems.
Une histoire qui ne commence pas avec TROPICODUB
Ce qui rend le projet particulièrement intéressant, c'est qu'il ne tombe pas du ciel.
Little Beny travaille depuis plusieurs années à cette rencontre entre la culture dub et les musiques électroniques.
En 2019, il publie notamment Unify avec Kingfa-Redd, un projet qui mélange déjà reggae digital, dub et production électronique. On retrouve également plusieurs collaborations avec Kingfa-Redd sur des titres comme Herbal Hersassment, Steep Hills, Message in mi Bullet ou encore Jah Way.
En 2020 arrive Contrast, un projet particulièrement représentatif de cette période de recherche. Little Beny y croise notamment les univers de L French Où T, Pasnbesa, Kingfa-Redd, Ras Mykha ou encore OneDan Vesta. Le titre Tic Tac avec L French Où T s'inscrit notamment dans cette approche mêlant reggae, dub digital et influences électroniques.
La même période voit également apparaître des collaborations avec Tk da Boss, notamment autour de Ghost, décliné en version originale, Dubwize et Riddim.
Autrement dit, TROPICODUB est moins une rupture qu'une nouvelle étape dans un parcours commencé depuis longtemps.
Docteur Ganjah et Dougy viennent enrichir le voyage
L'album ne repose pas uniquement sur la production instrumentale.
Little Beny invite également Docteur Ganjah, dont la présence vient apporter une nouvelle couleur à cet univers déjà très riche.
Et puis il y a Dougy, présent sur Ackee, l'unique morceau vocal du projet.
Ce choix est intéressant.
Plutôt que de multiplier les interventions vocales, Little Beny laisse l'instrumental occuper une place centrale. La voix devient alors un événement au milieu du voyage, un élément qui apparaît au bon moment avant de laisser à nouveau la basse et les machines reprendre leurs droits.
Ackee dure quatre minutes et s'intègre naturellement à cette architecture.
Une musique faite pour être ressentie
Ce qui ressort surtout de TROPICODUB, c'est cette volonté de faire une musique qui ne se contente pas d'être écoutée.
Elle doit être ressentie.
La basse descend, les rythmiques entraînent le corps, les synthés créent l'espace et le dub permet à Little Beny de jouer avec les profondeurs.
C'est probablement là que se trouve la force du projet.
Little Beny ne cherche pas à reproduire simplement une recette dub. Il prend les codes qu'il connaît, les déconstruit, les passe dans ses machines et les mélange avec ses influences électroniques pour créer quelque chose qui lui ressemble.
Et cette démarche correspond parfaitement à son parcours.
Du sound system aux free parties, du DJing à la production, de la MPC aux productions dub électroniques, Little Beny n'a jamais vraiment cessé d'expérimenter.
Un artiste qui continue d'avancer
La suite de son parcours confirme d'ailleurs cette évolution.
Avant TROPICODUB, Little Beny à poursuivit son exploration avec STEPPER MIND, un EP de quatre titres paru en décembre 2025, puis avec Cosmic Skanking, sorti en janvier 2026 et composé de sept morceaux.
Cette continuité montre bien que Little Beny construit son univers album après album, sans chercher à rester enfermé dans une seule définition du dub.
Notre avis
Avec TROPICODUB, Little Beny signe un album généreux, profond et surtout très personnel.
On y retrouve les racines du dub, la puissance du steppers et cette fascination pour les machines et les sonorités électroniques qui accompagne l'artiste depuis ses premières productions.
Mais il y a aussi quelque chose de plus difficile à expliquer : une véritable envie de partager un voyage.
TROPICODUB porte bien son nom.
C'est tropical sans tomber dans la facilité, électronique sans perdre l'âme du dub, puissant sans être uniquement démonstratif.
Un album à écouter au casque pour découvrir les détails, mais aussi à pousser dans les enceintes lorsque la basse demande à prendre toute sa place.
Little Beny continue de faire ce qu'il sait faire depuis des années : prendre le dub, le faire passer dans ses machines et lui donner une nouvelle dimension.
Et au final, c'est peut-être ça que l'on aime le plus chez lui.
Il ne cherche pas seulement à produire du son.
Il cherche à créer un univers.
Et avec TROPICODUB, cet univers mérite clairement qu'on s'y attarde.
À écouter fort. À écouter longtemps. Et surtout… à ressentir.
Avec TROPICODUB, Little Beny nous invite à entrer dans un univers où le dub rencontre l’électronique, où les basses prennent de la profondeur et où chaque morceau semble ouvrir une nouvelle porte vers un paysage sonore différent.
Mais avant de parler de TROPICODUB, il faut parler de Little Beny.
Artiste autodidacte, producteur et beatmaker, Little Beny a construit son parcours loin des sentiers balisés. Ses premières expériences musicales passent par le DJing et l'underground des free parties, notamment avec son collectif OBstinés Sound System. Entre 2008 et 2011, il se produit également sur différentes scènes parisiennes, notamment lors des soirées Sunrize, La Noche ou Dum N' Bass Circle.
Puis, progressivement, le DJ laisse davantage de place au producteur.
La MAO devient un véritable terrain d'expérimentation. Avec sa MPC, Little Beny développe une identité qui va rapidement dépasser les frontières du reggae traditionnel : dub, reggae digital, hip-hop, ragga, jungle et musiques électroniques vont venir nourrir son univers.
Sa philosophie pourrait presque tenir en deux mots : Low Bass.
Et cette obsession des basses, on la retrouve évidemment dans TROPICODUB.
TROPICODUB : un voyage entre dub et électro
Dès les premiers morceaux, Little Beny installe une atmosphère particulière.
Les basses sont profondes, les rythmiques puissantes, les skanks viennent rappeler les racines jamaïcaines du dub tandis que les synthétiseurs emmènent progressivement l'auditeur vers un territoire beaucoup plus électronique.
TROPICODUB n'est pas simplement une succession de productions dub.
C'est un voyage sonore.
Le choix des titres est d'ailleurs particulièrement évocateur : Soursop, Coconut, Strawberry, Lime, Ackee, Pitaya, Jackfruit, Mango, Kiwi, Pomegranate, Mangosteen, Banana...
Comme si Little Beny avait voulu construire une véritable palette de couleurs et de saveurs tropicales, chaque morceau représentant une étape différente du voyage.
Et derrière cette apparente légèreté se cache une production particulièrement travaillée.
Les machines, les synthés et les basses donnent à l'album une dimension parfois hypnotique, parfois psychédélique, tandis que les structures steppers maintiennent cette énergie qui fait vibrer le dub dans les sound systems.
Une histoire qui ne commence pas avec TROPICODUB
Ce qui rend le projet particulièrement intéressant, c'est qu'il ne tombe pas du ciel.
Little Beny travaille depuis plusieurs années à cette rencontre entre la culture dub et les musiques électroniques.
En 2019, il publie notamment Unify avec Kingfa-Redd, un projet qui mélange déjà reggae digital, dub et production électronique. On retrouve également plusieurs collaborations avec Kingfa-Redd sur des titres comme Herbal Hersassment, Steep Hills, Message in mi Bullet ou encore Jah Way.
En 2020 arrive Contrast, un projet particulièrement représentatif de cette période de recherche. Little Beny y croise notamment les univers de L French Où T, Pasnbesa, Kingfa-Redd, Ras Mykha ou encore OneDan Vesta. Le titre Tic Tac avec L French Où T s'inscrit notamment dans cette approche mêlant reggae, dub digital et influences électroniques.
La même période voit également apparaître des collaborations avec Tk da Boss, notamment autour de Ghost, décliné en version originale, Dubwize et Riddim.
Autrement dit, TROPICODUB est moins une rupture qu'une nouvelle étape dans un parcours commencé depuis longtemps.
Docteur Ganjah et Dougy viennent enrichir le voyage
L'album ne repose pas uniquement sur la production instrumentale.
Little Beny invite également Docteur Ganjah, dont la présence vient apporter une nouvelle couleur à cet univers déjà très riche.
Et puis il y a Dougy, présent sur Ackee, l'unique morceau vocal du projet.
Ce choix est intéressant.
Plutôt que de multiplier les interventions vocales, Little Beny laisse l'instrumental occuper une place centrale. La voix devient alors un événement au milieu du voyage, un élément qui apparaît au bon moment avant de laisser à nouveau la basse et les machines reprendre leurs droits.
Ackee dure quatre minutes et s'intègre naturellement à cette architecture.
Une musique faite pour être ressentie
Ce qui ressort surtout de TROPICODUB, c'est cette volonté de faire une musique qui ne se contente pas d'être écoutée.
Elle doit être ressentie.
La basse descend, les rythmiques entraînent le corps, les synthés créent l'espace et le dub permet à Little Beny de jouer avec les profondeurs.
C'est probablement là que se trouve la force du projet.
Little Beny ne cherche pas à reproduire simplement une recette dub. Il prend les codes qu'il connaît, les déconstruit, les passe dans ses machines et les mélange avec ses influences électroniques pour créer quelque chose qui lui ressemble.
Et cette démarche correspond parfaitement à son parcours.
Du sound system aux free parties, du DJing à la production, de la MPC aux productions dub électroniques, Little Beny n'a jamais vraiment cessé d'expérimenter.
Un artiste qui continue d'avancer
La suite de son parcours confirme d'ailleurs cette évolution.
Avant TROPICODUB, Little Beny à poursuivit son exploration avec STEPPER MIND, un EP de quatre titres paru en décembre 2025, puis avec Cosmic Skanking, sorti en janvier 2026 et composé de sept morceaux.
Cette continuité montre bien que Little Beny construit son univers album après album, sans chercher à rester enfermé dans une seule définition du dub.
Notre avis
Avec TROPICODUB, Little Beny signe un album généreux, profond et surtout très personnel.
On y retrouve les racines du dub, la puissance du steppers et cette fascination pour les machines et les sonorités électroniques qui accompagne l'artiste depuis ses premières productions.
Mais il y a aussi quelque chose de plus difficile à expliquer : une véritable envie de partager un voyage.
TROPICODUB porte bien son nom.
C'est tropical sans tomber dans la facilité, électronique sans perdre l'âme du dub, puissant sans être uniquement démonstratif.
Un album à écouter au casque pour découvrir les détails, mais aussi à pousser dans les enceintes lorsque la basse demande à prendre toute sa place.
Little Beny continue de faire ce qu'il sait faire depuis des années : prendre le dub, le faire passer dans ses machines et lui donner une nouvelle dimension.
Et au final, c'est peut-être ça que l'on aime le plus chez lui.
Il ne cherche pas seulement à produire du son.
Il cherche à créer un univers.
Et avec TROPICODUB, cet univers mérite clairement qu'on s'y attarde.
À écouter fort. À écouter longtemps. Et surtout… à ressentir.
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